En ce qui concerne les bijoux, notamment les boucles d’oreilles, toutes les montures sont en acier chirurgical. Cela présente l’avantage de supprimer tous risques d’allergie ou de mauvaises réactions.

Pour les matières premières, il est fait en sorte, de limiter le plus possible leur impact sur l’environnement. Pour ce faire, la récupération, les dons (que l’on me fait), le troc (contre d’autres essences de bois) et l’échange (contre des créations) sont les principales sources de mes stocks de bois. Les seuls bois achetés sont des bois locaux, provenant tous des environs de l’atelier ou pour les plus éloignés de la région Midi-Pyrénées. Mes créations sont donc pour l’essentiel élaborées à partir de bois du sud ouest de la France.

Une partie cependant est façonnée avec des bois exotiques, ceci ne sont jamais achetés, ce sont des bois de récupération destinés à la déchetterie. La plus grande part sont des chutes qui me sont offertes par des amis menuisiers travaillant en intérim, et une petite partie est directement récupérée par mes soins sur les trottoirs de la ville rose ou ailleurs (pour la majorité des chutes de lames de terrasse). La déforestation n’est pas cautionnée dans cet atelier, et encore moins quand elle est sauvage ou pratiquée à l’autre bout de la planète ! Mais sachant que ces arbres ont étés abattus et ramenés en France, je préfère donc honorer modestement ce qu’il en reste au travers de mes créations, plutôt que de savoir que cela va finir en copeaux ou pire partir en fumée.

La réutilisation des bois est projetée de manière « fractale » (à des échelles de plus en plus petite) dans cet atelier, en réutilisant mes propres chutes pour des pièces de plus en plus petites. Une partie est même mise en réserve pour animer de petits ateliers d’initiation bois pour les enfants de mes proches, en espérant peut être un jour être amené à faire ce genre d’atelier de manière plus structurée, peut être dans des écoles voisines…

Pour le traitement, toutes les pièces sont simplement nourries à l’huile de tournesol, celle-ci étant issue de l’agriculture biologique et fabriquée par un ami maraîcher bio situé dans le sud du Lot (La ferme Paillassou).